Comment les astrologues tentent d'étouffer l'émergence d'un treizième signe du zodiaque

Vous vous apprêtez à fêter votre anniversaire. Vous pensez donc, naïvement, être un bon vieux Sagittaire. Sincère, optimiste et indépendant(e)... Hé ben NON. Si vous êtes né(e) entre le 30 novembre et le 18 décembre, vous êtes Serpentaire, ou Ophiuchus, du ...

http://www.20minutes.fr


Voici un lien sur un article paru ce 25 Novembre 2016 dans le journal 20 minutes sur le fameux décalage entre les signes et les constellations.Il s'agit d'un maronnier ou d'une tarte à la crème lancée régulièrement à la tête des astrologues.

http://www.20minutes.fr/culture/1967427-20161125-comment-astrologues-tentent-etouffer-emergence-treizieme-signe-zodiaque

Ci dessous mon opinion sur la question :

(Mon article est un peu long et pour cette raison-là il n'a pas été publié pour l'instant sur le site du journal 20 Minutes)

"La voilà qui revient la chansonnette ..." Les rationalistes radotent un fois de plus. Tous les arguments sont bons pour ridiculiser l'astrologie et celui là (lié à la précession des équinoxes et au décalage du point vernal) revient très régulièrement c'est à dire 3 ou 4 fois par an. Cet argument éculé ne fait pas honneur aux scientifiques. Et Serge Bret Morel (Master en philosophie des Sciences pourtant) ferait bien de revoir sa copie. Il a vraiment tort d'en rajouter une couche.

Les astrologues savent depuis très longtemps (plus de 2000 ans je crois) que les signes ne coïncident plus avec les constellations. Les astronomes (de mauvaise foi) font mine de ne pas comprendre la précession des équinoxes et jouent les naîfs en confondant signes et constellations. Les astrologues ne prétendent pas - du moins pour la majorité d'entre eux -  que ce sont les étoiles qui ont une incidence sur le tempérament des individus. Les constellations sont beaucoup trop éloignées de nous pour avoir une incidence mesurable. L'astrologie a recours à la notion de "SIGNE" pour traduire le lien qui existe (qu'on le veuille ou non) entre le système solaire et la psyché humaine. En cela l'astrologie prétend s'occuper du sujet (l'être humain) quand les astronomes devraient - en toute bonne conscience - s'occuper essentiellement des objets (la mécanique céleste). Signe et constellation sont deux référentiels différents. Dans un cas, l'astronomie, on observe donc  des constellations. Dans l'autre, l'astrologie, on travaille sur l'amplitude jour-nuit. Lorsque nous fêterons Noel, par exemple, les astrologues diront que le Soleil se trouve en Capricorne et que ce rythme-là se traduira par 8h de jour et 16h de nuit environ (sous nos latitudes). C'est vérifiable concrètement et contrairement à ce que dit Serge Bret Morel (le défenseur de la raison) cela n'est pas "une croyance", c'est un fait constatable. Les astrologues s'intéressent donc aux répercussions de cette variation de lumière et de chaleur (ou au photopériodisme et au thermopériodisme) avec toutes les incidences que cela suppose au niveau de la psyché. Ce n'est pas une élucubration fantaisiste. C'est plein de bon sens mais c'est sans doute trop simple pour les rationalistes.

En résumé les signes ne doivent pas être confondus avec les constellations. Ils rendent compte d'un mécanisme saisonnier qui part du principe que l'homme a calqué ses rythmes bio-psychologiques sur les rythmes de la nature. Ce qui veut dire que la linguistique astrologique est à moduler selon le lieu d'observation (ou le lieu de la naissance). Pour un natif de l'hémisphère sud il conviendrait donc d'inverser les signes puisque les saisons sont inversées. Il n'est pas nécessaire d'être polytechnicien ou d'avoir un Master en Philosophie des Sciences pour comprendre cela.

Vive le bon sens mesdames et messieurs les scientifiques.

Une question : quand est ce que les rationalistes vont-ils débaptiser le tropique du Cancer et le tropique du Capricorne ? Ce serait pourtant une préoccupation plus raisonnable que celle de se moquer bêtement des astrologues ! 

Et si chacun s'occupait de ses oignons. Allez, on ne va pas faire la guerre des étoiles. Les astronomes feraient bien  s'occuper des objets (les planètes et le système solaire). Nous les astrologues nous continuerions à nous intéresser pacifiquement à l'être humain en nous efforçant de comprendre de mieux en mieux le lien que l'individu est censé entretenir avec l'univers qui l'entoure.

L'astrologie n'est pas ridicule. Qu'on se le dise !

Ne ne laissons pas avoir. Sachons penser avec nos deux cerveaux : le gauche et le droit. Vive les sciences humaines. 

Alain de Chivré (ex-président de la Fédération des Astrologues Francophones (FDAF)